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Tabac : des alternatives moins nocives ? (vidéo)

Les alternatives à la consommation traditionnelle du tabac font régulièrement l’objet d’interrogations de la part de la communauté scientifique, comme des celle des consommateurs. S’il semble acquis que ces substituts sont moins nocifs que les cigarettes, plusieurs questions restent en suspens quant à leur toxicité, mais également sur le danger d’en faire chez les plus jeunes des produits d’entrée dans la consommation de tabac en les rendant « tendance ». L’émission Check Up Santé diffusée sur la chaîne BFM Business en juin dernier est revenue sur ce débat.

Si la question de la pertinence des substituts de la cigarette se pose depuis plusieurs décennies (patchs et gommes à la nicotine), elle a connu un écho populaire avec le succès fulgurant des cigarettes électroniques. Ces dernières ayant été démocratisées avant même l’existence d’études scientifiques sur leur toxicité…

Ces alternatives au tabac sont-elles donc réellement moins nocives que les cigarettes ? Quels risques sanitaires engendrent-elles ? Comment les autorités doivent-elles se positionner face à ces nouveaux produits ?

Pour répondre à ces questions que se posent de plus en plus de Français, l’émission de BFM Business consacrée à la santé, Check Up santé, a proposé samedi 30 juin 2018, un débat entre différents spécialistes et professionnels du secteur. Un échange sans langue de bois qui a donné plusieurs éléments de réponses.

Outre le journaliste de la chaîne, Fabien Guez, les interventions de Christophe Cutarella, tabacologue et médecin, ainsi que du porte-parole de Philip Morris International Science, Tommaso Di Giovanni, ont animé le débat.

Ce dernier a ainsi dévoilé la stratégie de son entreprise face à l’arrivée des cigarettes électroniques : l’abandon total, dans les dix prochaines années, de la commercialisation des cigarettes, au profit de celle de substituts moins nocifs, selon lui.

« On veut qu’un jour il n’y ait plus de gens qui fument la cigarette et que tous ceux qui continuent à fumer, ceux qui n’arrêtent pas justement, aient des alternatives meilleures pour leur santé et pour ceux qui les entourent. La technologie, l’innovation et la science nous permettent d’y arriver petit à petit », a-t-il expliqué.

En tant qu’expert, Christophe Cutarella a adopté une vision globale prenant plus de distance et résumant le débat en cours : « L’addictologie c’est soit arrêter (de fumer), soit la réduction de risques. […] Si toutes les addictions sont difficiles à arrêter, le tabac est numéro un. Avec deux cent morts par jour, c’est la première addiction devant l’alcool. Il faut donc y aller deux fois plus pour arrêter ».

Le médecin a ensuite admis qu’il vaut mieux consommer les substituts que la cigarette, même s’il reste clair sur le fait que la meilleure solution reste le rejet de toute forme de tabac.

« Il vaut mieux arrêter, mais pour celui qui ne veut pas arrêter il vaut mieux les moyens de réduction des risques. Les moyens nouveaux sont les bienvenus pour aider à réduire les risques », a-t-il ainsi déclaré.

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