cancer de l’endomètre de stade 1

Le cancer de l’endomètre de stade 1

Le cancer de l’endomètre est le premier cancer de l’appareil reproducteur féminin et le quatrième cancer le plus fréquent chez la femme. Il touche surtout les femmes d’âge mûr et en surpoids, mais pour quelles raisons ? Quels sont les facteurs de risque et en quoi consiste son traitement, notamment au stade I ?

Le cancer de l’endomètre, le cancer de la femme âgée

L’intérieur de l’utérus est tapissé d’une muqueuse, l’endomètre. La tumeur se développe dans la majorité des cas au niveau des cellules les plus externes de l’endomètre, les cellules épithéliales. Le cancer de l’endomètre survient dans 75 % des cas chez la femme ménopausée, avec une moyenne d’âge de 69 ans.

Cette prévalence facilite un diagnostic précoce. En effet, le principal symptôme est le saignement vaginal qui doit alerter durant la ménopause. Des pertes nauséabondes et des douleurs dans l’aine ainsi qu’une importante perte de poids sont d’autres signes qui peuvent se manifester.

Les différents stades du cancer de l’endomètre

Quatre stades sont observés dans l’évolution du cancer de l’endomètre :

  • Stade I : la tumeur se trouve dans l’utérus,
  • Stade II : elle envahit le col de l’utérus,
  • Stade III : la tumeur atteint les autres organes génitaux féminins notamment le vagin, l’ovaire et la trompe de Fallope,
  • Stade IV : la tumeur s’étend au-delà de l’appareil reproducteur.

Les facteurs de risque du cancer de l’endomètre

L’obésité et le surpoids figurent parmi les facteurs de risque du cancer de l’endomètre. La graisse abdominale favorise le stockage de l’œstrogène. Cette hormone continue ainsi de stimuler l’endomètre, un phénomène qui n’est plus compensé par la progestérone, car les ovaires n’en produisent plus après la ménopause. Une alimentation riche en sucre et la prise d’un contraceptif oral sont d’autres facteurs de risque.

Une femme qui n’a pas eu d’enfants ou dont la puberté a été précoce ou dont la ménopause s’est installée tardivement a aussi plus de risque de présenter un cancer de l’endomètre.

Comment se fait le diagnostic du cancer de l’endomètre ?

Pour l’instant, aucun dépistage systématique du cancer de l’endomètre n’est proposé. Le diagnostic est seulement établi en présence de symptômes. Pour lever le doute, le gynécologue procède à une échographie endovaginale complétée dans certains cas par une biopsie de l’endomètre pour prélever des cellules en vue d’une analyse.

Si le cancer est confirmé, d’autres examens sont prescrits pour déterminer le stade. Une IRM ou un scanner permet de localiser la tumeur, de déterminer sa taille et l’étendue du cancer.

La prise en charge du cancer de l’endomètre de stade I

Le traitement du cancer de l’endomètre dépend du stade du cancer, de la nature de la tumeur, de l’âge de la patiente, mais aussi de son état de santé général. En présence d’un cancer de stade I, le traitement aura une visée curative. Il consistera alors en une hystérectomie, c’est-à-dire l’ablation de l’utérus. Selon le degré d’atteinte des structures avoisinantes et la présence ou non d’embolie, les ovaires, les trompes de Fallope et les ganglions pelviens peuvent être retirés. Une partie du vagin peut aussi être retirée.

La chirurgie est généralement couplée à la radiothérapie pour assurer l’élimination de toutes les cellules cancéreuses. La radiothérapie peut être externe avec l’irradiation de la tumeur à travers la peau ou interne par l’insertion d’une source radioactive au niveau de la zone à traiter. La chirurgie peut être couplée à une chimiothérapie si le risque de récidive est important. L’hormonothérapie est un autre traitement d’un cancer de l’endomètre, mais à un stade avancé.

Pendant les 3 années qui suivent l’opération, la patiente est invitée à procéder à un examen tous les 4 mois afin d’écarter les risques de récidives ou de métastase, mais aussi pour l’aider à mieux vivre avec les effets secondaires du traitement comme la cystite ou les saignements vaginaux.